08.07.2026

Communiqué de presse du 08 juillet 2026

Force est de constater que, depuis plusieurs années, la guerre est de retour sur le sol européen. À nos portes, le Proche et le Moyen-Orient sont en feu. Les économies souffrent, les armées demandent plus de moyens, la diplomatie semble impuissante. Face aux imprécations et aux bruits de bottes, quel rôle la Suisse doit-elle jouer en Europe et dans le monde ? Pourquoi n’est-ce plus nous qui négocions la paix ? Et comment la préserver sur notre sol ? L’initiative populaire pour la neutralité répond à ces questions. À rebours de la logique d’affrontement, elle se veut pacifique, fédératrice et brûlante d’actualité.

La neutralité comme protection contre la guerre

La neutralité nous tient à l’écart des conflits. En renonçant à prendre parti, la Suisse évite de devenir une cible. Elle entretient des relations amicales avec tous les Etats et renonce aux alliances militaires tant que son territoire n’est pas directement menacé. Notre première ligne de défense est une neutralité sans ambiguïté. Elle réduit le risque d’être entrainés dans une guerre.

La neutralité comme condition de la diplomatie

Le rôle de médiateur implique nécessairement d’être reconnu comme neutre par toutes les parties aux conflits. La Suisse renonce aux sanctions d’un camp, qui sapent la crédibilité de sa neutralité ; car dans la guerre hybride, elles sont aussi une arme. Cette neutralité est la condition sine qua non de l'action diplomatique. Elle incarne une sagesse stratégique qui permet à la Suisse de jouer son rôle propre.

La neutralité comme refus de la logique des blocs

La neutralité n’est pas indifférence morale, elle est refus d’une logique de confrontation permanente qui mène à la guerre. En cela, elle participe à l’apaisement. La neutralité signifie que la Suisse refuse d'être l'instrument d'une puissance contre une autre. Elle peut condamner des exactions ou des agressions, mais pas des Etats ou des peuples. Elle veut parler à tous.

La neutralité comme garantie démocratique pour ses dirigeants

Un peu neutre n’est plus neutre. Une définition claire de la neutralité protège les citoyens contre d’éventuelles aventures politiques ou militaires de leurs propres gouvernants. Elle permet à ceux-ci d’appliquer une politique étrangère qui fait consensus dans la population. Elle légitime ces mêmes gouvernants en offrant à leur action un fondement démocratique.

La neutralité pour défendre la Genève internationale

Le CICR n'a perduré que parce quela Suisse est neutre. Tout abandon dans ce domaine entache son image et ses accès. La Suisse, en tant que dépositaire des Conventions de Genève, fondement du Droit international humanitaire, doit agir avec cohérence. La responsabilité juridique implique une politique exemplaire. Avec ses dizaines d’organisations internationales, Genève y joue son image et sa spécificité.

Dans le concert des nations, chacun doit jouer sa partition. Celle de la Suisse estcelle du dialogue, de la médiation et de la paix : OUI à une Suisse vraiment neutre. : OUI à une Suisse vraiment neutre.

Comité pour la Genève Internationale et sa Neutralité (COGIN)
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